Soi

Freud nous a prévenu: « le Moi n’est pas maître dans sa maison ». En chacun de nous, il existe un inconscient (le ça) qui est le lieu de tous nos fantasmes, désirs, refoulements, délires, représentations symboliques et archétypiques. A cela s’ajoute un surmoi qui est l’ensemble des obstacles extérieurs, des barrières sociales qui empêchent le Moi d’accéder au Soi. Le Moi est le reflet d’une psyché incomplète en proie à toutes sortes de pulsions antagonistes. Le Soi traduit une psyché complète capable de maîtriser ses explosifs internes. Jung nous apprend qu’il existe un processus d’individuation permettant de concilier toutes les tensions antagonistes de la psyché humaine. La logique contradictorielle est le principe moteur de cette psychologie héroïque qui dit que chaque être humain est un héros de la vie quotidienne qui a pour mission de trouver et comprendre l’ensemble des polarités antagonistes qui constituent sa complexité psychique : ombre/persona, animus/anima, extraversion/introversion, conscient/inconscient. Comme le dit Jung dans sa biographie, « ma vie est l’histoire d’un inconscient qui a accompli sa réalisation ». Le héros de la vie quotidienne est en perpétuelle quête de son individuation, il questionne tous les aspects de sa personnalité qu’ils soient lumineux ou obscurs. Ce chemin héroïque est rempli d’embûches qui apparaissent comme de terribles questions sur soi-même.

 

  • Pourquoi sommes-nous en proie à des crises d’angoisse?

  • Pourquoi j’ai peur d’être abandonné?

  • Savez-vous rire de vous-même?

  • Comment se défendre contre les pervers-narcissiques?

  • Comment faire face à sa propre finitude?

  • La vieillesse est-elle une fatalité?

  • Peut-on apprendre de nos échecs?

  • L’introversion est-elle nécessairement une faiblesse?

  • L’extraversion est-elle forcément une qualité?

  • Existe-t-il en chaque être humain une part féminine et une part masculine?

  • Pourquoi peut-on avoir peur de réussir?

  • Notre identité personnelle est-elle multiple?

  • Existe-t-on à travers autrui?

Carl Jung, Joseph Campbell, James Hillman et Gilbert Durand nous ont rendu attentifs à l’importance de l’imaginaire dans la construction de soi. Le psychanalyste qui s’inspire des théories de l’imaginaire possède une certaine clairvoyance, une capacité à faire vibrer l’inconscient collectif. Cette connaissance directe avec les symboles et mythes d’antique mémoire offre à l’analysant les moyens de comprendre où il se situe sur son propre chemin d’individuation.