Choisir son analyste

La voie la plus simple et la plus courante consiste à consulter le psychanalyste qui nous a été recommandé soit par un médecin soit par un ami proche. Ce qu’on appelle communément le bouche à oreille demeure le moyen le plus sûr de satisfaire la recherche d’un thérapeute compétent car il en ressort un premier avis favorable de celui qui nous le recommande. Bien évidemment, si personne n’est en mesure de vous recommander un analyste, il vous reste à vous le choisir vous-mêmes selon votre intuition. Généralement, le plus simple est de chercher le thérapeute qui se trouve le plus proche de chez soi. Les plaques professionnelles ne manquent pas dans les villes et il est très facile de les repérer et d’appeler le numéro affiché. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez aujourd’hui consulter un moteur de recherche sur Internet et chercher le psy qui vous semble le plus apte à répondre à votre demande.

ep-93-jesse-1024Le premier critère à retenir pour bien choisir son thérapeute est bien entendu l’impression que je ressens du premier échange. Ce dernier est capital et permet d’évaluer la faisabilité d’une thérapie. Pour le dire simplement, il faut que le courant passe entre le patient et le thérapeute. Je dois me sentir suffisamment en confiance en remarquant par exemple que le thérapeute parvient à exprimer clairement les manifestations de mon inconscient. Lorsque le patient sort du cabinet, il doit avoir le sentiment d’être compris et de se sentir bien. L’analysant découvre un certain bien-être car il reconnaît que l’analyste est assez compétent et expérimenté pour l’accompagner dans son histoire personnelle et l’amener vers de nouveaux horizons. La confiance et l’efficacité thérapeutique dépendent essentiellement de ce sentiment de bien-être qui doit être ressenti au moment des premières séances. Par contre, il ne faut pas oublier qu’une psychothérapie implique à un certain moment une traversée du désert, une phase de remous qui est un passage obligé dans la transformation de soi. Les coachs de vie qui sont très à la mode surfent sur la « positive attitude » mais cette dernière est malheureusement trompeuse si elle néglige la part obscure de tout à chacun qui doit être exprimée et cesser d’être refoulée. Une psychothérapie n’est pas une partie de plaisir, elle entend des moments de joie et des phases difficiles mais promet un cheminement héroïque qui vise à harmoniser ses propres contradictions.